Déductions impôts 2025 : quels travaux sont éligibles cette année ?

27 janvier 2026

26 % des ménages français ont programmé cette année des travaux pour améliorer leur logement, selon les derniers chiffres du ministère. Pourtant, tous ne verront pas leur facture allégée sur leur prochaine déclaration fiscale, car la liste des dépenses déductibles continue d’évoluer à grande vitesse.

Les nouvelles règles redessinent le paysage : remplacer une chaudière fioul ne rime plus forcément avec avantage fiscal, du moins pas dans les mêmes proportions qu’autrefois. Certaines opérations, qui figuraient encore parmi les dépenses déductibles, sortent désormais du champ, tandis que de nouvelles conditions s’appliquent à l’isolation ou à l’installation de pompes à chaleur.

Le législateur a musclé les critères techniques, imposant des performances minimales. Les plafonds de dépense sont revus à la hausse ou à la baisse selon la composition et les revenus du foyer. Plusieurs dispositifs cohabitent, chacun avec ses règles propres et son dosage d’avantages.

Travaux déductibles d’impôts en 2026 : ce qu’il faut retenir cette année

Le champ des travaux déductibles évolue sensiblement. Pour les propriétaires bailleurs soumis au régime réel, il reste possible de soustraire aux revenus fonciers les dépenses engagées pour l’amélioration, la réparation ou l’entretien d’un logement loué nu. Ce mécanisme de déficit foncier permet d’imputer jusqu’à 10 700 euros par an sur le revenu global, avec la possibilité de reporter l’excédent sur les revenus fonciers des années suivantes.

Parmi les opérations qui attirent l’attention, les travaux de rénovation énergétique occupent une place de choix : isolation thermique, changement de fenêtres, remplacement de système de chauffage. Mais la déduction fiscale ne s’applique que si la dépense ne correspond pas à une création ou à une extension du bâti. Il s’agit d’améliorer le confort ou de remettre à niveau un logement déjà existant. Ainsi, remplacer une vieille chaudière fioul par une pompe à chaleur peut encore ouvrir droit à déduction, à condition de respecter les nouveaux critères de performance.

Pour la location meublée (LMNP), la logique change : les dépenses de travaux sont alors déduites des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), pas des revenus fonciers. Ce qui impose aux propriétaires de bien différencier leur type de location. Il faut aussi savoir que seuls les travaux réalisés avant la première mise en location ou durant la période locative sont concernés par la déduction.

Voici les points essentiels à garder en mémoire :

  • Travaux éligibles : amélioration, entretien, réparation
  • Exclus : reconstruction, agrandissement, transformation lourde
  • Déficit foncier : plafond à 10 700 euros/an, report possible

Quels types de travaux sont réellement éligibles aux déductions fiscales ?

L’administration fiscale opère une distinction nette entre travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration. Ces interventions, qui visent à préserver ou remettre en état un logement existant, sont déductibles des revenus fonciers. Par exemple, remplacer une chaudière hors d’usage, refaire l’étanchéité d’une toiture, mettre aux normes l’installation électrique… Ces dépenses entrent dans le champ des travaux déductibles impôts si elles concernent un bien loué nu sous régime réel.

Les travaux de rénovation énergétique retiennent particulièrement l’attention. Isoler les murs ou les combles, installer un double vitrage performant, changer un système de chauffage trop gourmand : ces opérations, en plus de réduire les factures, donnent droit à la déduction fiscale dès lors qu’elles ne bouleversent pas la structure du logement. L’adaptation du logement pour une personne en situation de handicap est aussi prise en compte, à condition de ne pas transformer la consistance du bâti.

Mais il y a des limites : créer une extension, surélever ou transformer un garage en pièce à vivre reste hors-jeu. Les travaux d’agrandissement ou la construction neuve sont systématiquement écartés du dispositif. Seules les interventions qui maintiennent ou améliorent le confort, sans modification majeure, passent le filtre fiscal.

Pour mieux s’y retrouver, voici une synthèse :

  • Sont éligibles : entretien courant, réparations, rénovation énergétique, adaptation du logement
  • Sont exclus : extensions, constructions neuves, transformation lourde

Critères d’éligibilité, plafonds et conditions à respecter pour bénéficier des avantages

Le point de départ, c’est la nature du logement : seuls les biens loués nus sous régime réel ouvrent droit à la déduction des dépenses sur les revenus fonciers. Le propriétaire doit pouvoir prouver la réalité des travaux via des factures à son nom et des paiements traçables. Pour les résidences principales, le crédit d’impôt transition énergétique concerne certaines opérations, sous réserve de respecter les exigences techniques, comme le recours à des entreprises RGE (reconnues garantes de l’environnement).

Le plafond du déficit foncier reste fixé à 10 700 euros par an. Si ce montant est dépassé, l’excédent s’impute sur les revenus fonciers des années suivantes. Les spécialistes conseillent souvent de planifier ses travaux pour profiter au mieux de ce plafond et limiter l’impact fiscal.

Pour activer le crédit d’impôt travaux, il faut passer par le formulaire 2042-RICI (résidence principale) ou le formulaire 2044 (revenus fonciers). Certains dispositifs, comme MaPrimeRénov’, posent un plafond de dépenses éligibles et exigent un diagnostic de performance énergétique préalable. L’audit peut aider à cibler les chantiers prioritaires et à décrocher des taux bonifiés ou des subventions supplémentaires.

Pour bénéficier de ces avantages, voici les grands critères à respecter :

  • Travaux réalisés par une entreprise qualifiée RGE
  • Respect du plafond de déficit foncier : 10 700 €
  • Factures et justificatifs obligatoires
  • Déclaration sur les bons formulaires fiscaux

Aides complémentaires et dispositifs à connaître pour maximiser vos économies

Les déductions sur les revenus fonciers ne sont qu’une partie du tableau. MaPrimeRénov’ s’adresse aussi bien aux propriétaires occupants qu’aux bailleurs et aux copropriétés, avec une aide ajustée aux ressources et à la nature des travaux de rénovation énergétique. Dès lors qu’une copropriété engage des travaux sur les parties communes, le dispositif prévoit une prise en charge à part entière, sous réserve d’un accord du syndic et du respect des règles du programme.

Certains projets d’investissement locatif permettent d’aller plus loin. La loi Pinel encourage la location de logements neufs ou rénovés, à condition de respecter des plafonds de loyer et des critères de ressources pour les locataires. Les villes éligibles à la loi Denormandie favorisent la réhabilitation de l’ancien en centre-ville avec à la clé des réductions d’impôt attractives. Pour les biens classés ou situés en secteur sauvegardé, la loi Malraux et le régime des Monuments historiques autorisent une déduction quasi totale des travaux, sans limite classique de plafonnement.

La fiscalité s’ajuste aussi aux aspects techniques. L’isolation thermique, le changement de chaudière ou l’adaptation d’un logement pour une personne handicapée bénéficient d’une TVA réduite à 5,5 % sur la main-d’œuvre et les matériaux si le logement a plus de deux ans. Parfois, des collectivités locales proposent une exonération temporaire de taxe foncière après des travaux de rénovation énergétique.

Retenez ces leviers pour alléger la note :

  • MaPrimeRénov’ pour l’efficacité énergétique
  • Eco-prêt à taux zéro pour financer la rénovation
  • Loi Pinel, Denormandie, Malraux pour l’investissement locatif
  • TVA réduite et exonération de taxe foncière selon les cas

Le paysage fiscal change, mais les bonnes stratégies restent à portée de main pour qui sait jouer avec les règles, anticiper ses travaux et saisir chaque opportunité. À l’heure où chaque euro compte, la déduction fiscale n’est plus un privilège : c’est un choix éclairé, à renouveler année après année.

Les hommes qui jouent avec les sentiments des femmes : Une analyse des conséquences

En amour, jouer le cœur d’une personne peut être mauvais. Peu importe que vous soyez un

Quelle est la meilleure application pour développer des photos ?

Nous amassons généralement de nombreuses photos sur nos appareils sans avoir le temps de les développer.

ENT Aussonne : connexion à l’espace numérique

L’évolution de la technologie a conduit à la mise en place de nouveaux modes de travail.